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Viens voir le docteur

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Il était une fois une consultation ophtalmologique pré-opératoire un peu particulière… ce n’était pas la première, mais elle a ouvert la voie à de nombreuses autres, chargées en endorphine, dopamine, ocytocine… et adrénaline.

Décidée à régler un problème oculaire puisque j’en avais désormais l’âge et les moyens, j’ai atterri chez ce fort charmant quadra après plusieurs mois de casting médical. Mon problème n’étant pas courant, peu de médecins étaient emballés par mon cas. Mais lui n’a en apparence pas hésité. Et m’a au passage gratifiée d’un compliment sur la couleur de mes prunelles. Venant d’un expert en la matière avec qui le courant passait plutôt bien, le syndrôme hors sujet pouvait s’enclencher et cette fois-là il y eut du répondant en face !
Un illustre humoriste français a dit un jour en parlant de son illustre ex : ‘on ne joue pas longtemps avec une balle qui ne rebondit pas’. En ce qui me concerne, lorsqu’elle rebondit, je joue, encore et encore.

Lors de cette fameuse consultation pré-opératoire, alors que nous venions de décider des dates des futures réjouissances chirurgicales, je lui ai glissé très spontanément que puisque nous avions tous 2 une adresse email (pas si courant à l’époque) nous allions pouvoir échanger des mails crapuleux. Une petite lumière s’est allumée dans ses yeux et à partir de ce moment, la zone d’exploration s’est progressivement étendue.
De TRÈS nombreux contrôles post-opératoires ont suivi, puis des visites sans vrai motif médical, des coups de fil, des mails que j’ai retrouvés en partie il y a quelque temps et qui m’ont fait sourire !

Notre dernière rencontre date d’il y a 3 semaines, ça faisait 5 ans qu’on ne s’était vus.
La raison principale était médicale, pas d’exploration autre que ma rétine et mon nerf optique (qui vont bien, merci). Nous avons tout de même échangé un hug appuyé, quelques baisers et étions sincèrement contents de nous revoir. L’attirance est toujours là, visiblement toujours réciproque.

En pleine crise hors sujet, je lui ai texté il y a quelques jours un ‘tu viens me voir bientôt? j’ai besoin de calins’ ma foi un peu hormonalement désespéré. Il m’a rappelée hier soir. Après quelques minutes de conversation « normale », il m’a proposé de m’inviter à dîner chez lui, avec sa femme et éventuellement le « copain » de celle-ci (‘toujours marié et toujours libre’).
La balle rebondit encore et les règles du jeu sont inchangées. Il veut me partager, je ne veux que lui. Ni l’un ni l’autre ne marquera.

Hors sujet

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Je suis un coeur d’artichaut affublé d’une étonnante capacité à idéaliser tout specimen masculin doté d’un minimum de charme qui manifesterait un peu d’intérêt à mon égard. Une ado attardée dépourvue d’estime de soi, vous dites ? oui, ça aussi, un peu (mais de moins en moins, ouf).

Dernièrement, gros craquage pour un homme parfaitement charmant, posé, calme, pas imbu de lui-même, intéressé, intéressant. Quelques jours et quelques sms après une première date, ses ‘on se revoit quand?’, ‘tu es dispo quand? et où?’ empressés ont fait place à ‘je ne sais pas si je pourrai’, ‘j’ai du mal à trouver du temps’.

Toute personne normalement constituée laisserait tomber. Moi, pas. S’il m’avait dit ‘désolé, j’ai changé d’avis / déjà quelqu’un / en fait tu ne me plais pas’, j’aurais abandonné, vexée à mort, mon amour-propre blessé (ado niveau 1, je sais). Pas là, car il n’a jamais dit ce genre de choses. Il ne les a jamais dites, mais toute adulte qui se respecte aurait décodé et agi en conséquences. Moi, non. Enfin, si, je les ai décodées, mais bien vite occultées pour laisser parler mes hormones.

J’ai donc poussé ma curiosité malsaine un peu plus loin et j’ai obtenu quelques billes supplémentaires, mauvaises pour mon moral et mon estime de moi, mais fort instructives. Sans doute pas tout seul dans sa tête ni dans sa vie, le garçon avoue ‘être indécis et douter souvent’ et me laisse ‘voir si tu penses que c’est rédhibitoire’. WTF ?!

Soit.
‘Et un plan q, ça te dit ?’
‘Très tentant. Où ?’.
Aaaaaah, nous y voilà. Nous y voilà ? Non. Je passe le weekend chez des amis, ‘donc là c’est toi qui gères’. Réponse : ‘pas possible chez moi ce weekend’. Ah non ? Tiens donc.
‘Tu ne fais pas beaucoup d’efforts’
‘Excuse-moi, je n’ai pas trop la tête à ça en ce moment’. Collector, isn’t it ?
‘Pourquoi ?’
‘Pour diverses raisons, mais la fatigue, la saison et quelques soucis n’y sont sûrement pas étrangers’
Tiens, un mâle fortement oestrogènisé, quelle chance !
Je vous épargne les détails de la fin de la conversation, du même tonneau.

En conclusion, est-il :
– impuissant
– en pleine crise conjugale/personnelle/de la quarantaine
– manipulateur
un peu honnête quand même

Je dirais tout ça à la fois, mais ça n’a guère d’importance, n’est-ce pas ?

Lesson learned !
(jusqu’au prochain affolement hormonal ? ;-))

For my eyes only ?

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Il y a bien longtemps, j’ai trompe mon « officiel » avec mon ophtalmo. C’etait une relation etrange. J’etais comme aimantee et lui completement horny. Plus il etait horny, plus j’etais aimantee. Nos ebats se sont principalement deroules a son cabinet. Des ebats assez brefs, tres sensuels plus que sexuels. J’y ai eu droit au plus intense cunnilingus de ma vie. J’etais jeune et assez impressionnee par ses 17 ans de plus.

Nous avons maintenu le contact toutes ces annees, bien qu’il ne soit plus mon medecin. C’est un libertin, il aime le sexe, enormement. Il m’a propose un nombre incalculable de fois des seances SM, des plans a 3 avec sa femme, voire un ou des amis. Ca ne m’interessait pas, je ne voulais que lui.

Avec les annees, notre relation s’est etendue a un registre plus… enfin moins… enfin amical. Cependant nos rares conversations telephoniques finissent toujours sous la ceinture, c’est devenu un jeu.

La semaine prochaine, je le revois, pour raison medicale. A n’en pas douter, ca va deraper gentiment et je vais freiner. Ou pas.

Action ou Vérité

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Un petit jeu à tester avec son amant/sa maitresse, le jeu que les pré-ados adorent: « action ou vérité », le jeu consiste à s’asseoir par terre, face à face, (le mieux étant d’éteindre la lumière pour s’éclairer aux bougies,  cette douce lueur  aidant les aveux) et à choisir entre une action, autrement dit un gage ou partager une vérité,  une confession sur nous même.
Évidemment nous l’adaptons à notre âge, c’est-à-dire que si le  partenaire de jeu choisit « action » on ne va pas lui demander de sauter à cloche-pied autour de son canapé, ce ne serait pas très ludique, ni excitant,  à la place on choisit une action plus adulte,  étant donné que l’on joue avec l’amant/la maîtresse et non pas avec ses meilleurs amis, allons-y pour une action carrément sexuelle, sensuelle, tendre ou érotique.
Quand nous choisissons « vérité », à nous de jouer le jeu et de nous dévoiler, sans retenue, sans tabou; nous comprenons aisément pourquoi il est plus facile voire normal de s’adonner à ce jeu avec un officieux/une officieuse, nous ne pouvons simplement pas, pour la paix des ménages, répondre aux questions « vérités » que notre épousé(e) nous demanderait…

Tabernacle !

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La trouvaille (le trouvage ?) de cet article n’est pas de moi, il a ete porte a ma connaissance via la lecture d’une celebre blogueuse « sexo ».

L’accroche a fait tilt, elle ne citait en effet que cette phrase : « Ça va peut-être faire peur ou vexer certains romantiques monogames (comme moi), mais les problèmes de libido, ça arrive surtout aux couples fidèles. »
Beau resume, non ? D’une justesse et d’un realisme etonnants.

Et en lisant le reste de l’article, j’ai pense a M. Flamant Rose, car il y est question de son General dechu… entre autres.

Avertissement : l’article est en langue quebecoise chatiee 😉

 

C’est compliqué

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C’est difficile d’annoncer une séparation sur la toile, partager une épreuve difficile et personnelle avec les gens d’internet.

Oui, malgré la merveilleuse lune de miel retrouvée, mon mari et moi nous nous sommes séparés depuis quelques semaines. Je ne peux pas en parler parce que d’une part, c’est trop frais, trop douloureux, trop confus et d’autre part je ne suis pas cohérente du tout dans mes propos et mon ressenti. En effet, lui autant que moi passons par à peu près toutes les étapes de la souffrance, de la colère, du chagrin, du manque, de la haine, de l’indifférence, de l’ignorance, de l’amour, de l’ego blessé qui dirige tout et empêche de vivre cette rupture avec maturité, sérénité et intelligence. Je peux certifier que l’amour peut devenir une maladie qui rend psychologiquement instable et vous pousse aux frontières de la folie. Je l’aime encore. Il m’aime encore. On ne se le dit surtout pas mais malgré les déchirements et les insultes, c’est d’une certitude incontournable. C’est un deuil. Voilà 7 semaines que je me lève tous les matins avec l’impression que la moitié de mes organes a été arrachée, la douleur en est même physique, je suis comme une junkie en manque. Je n’ai en plus pas choisi la facilité parce que ce n’est pas une séparation « normale », je suis partie loin de lui, je ne l’ai pas vu depuis 7 semaines, j’ai quitté un paradis, une situation très confortable sur tous les points, une vie très très agréable, pour me retrouver loin de tout cela, dans un autre monde, sans repères, sans perspectives, sans sécurité et sans rien du tout, dire que j’ai eu du courage est un understatement.

Notre séparation n’est pas à cause d’autrui, l’amant n’en est pas la cause (même si prendre un amant est sans doute signe d’un malaise ou d’un grand essoufflement). Je ne suis pas partie pour un autre homme, il n’est pas parti pour une autre femme.

Alors comme ce blog est dédié à la double vie et non aux affres d’une séparation, je vais donc vous parler de l’amant et de ce qu’il est devenu dans cette histoire, puisqu’il n’a plus lieu d’être amant donc.

Je l’ai revu, je le revois. Je peux vous dire que l’interdit enlevé, le piment de la relation diminue un peu, l’excitation n’est forcément plus la même, l’adrénaline est de moindre mesure, il n’y a plus rien à cacher, il n’y a plus la peur de se faire prendre, il n’y a plus l’incroyable exaltation de briser un interdit. Il n’y a plus de jeux dangereux. Le sexe est toujours bon mais, puisque libre, il n’est plus aussi passionnel qu’avant.

Si je n’envisageais pas qu’une relation avec un amant aboutisse à autre chose, qu’elle soit autre chose de plus, une fois l’époux parti, il n’en a rien changé pour moi. Si, pendant que je vivais ma double vie, il m’arrivait de temps en temps de m’imaginer une vraie histoire officielle et monogame avec l’amant, dans la réalité, je sais que c’était surtout mes hormones en délire qui parlaient.
Il est toujours dans ma vie, je l’aime bien, comme un ami dont j’ai besoin lorsque je me sens si triste, il est ma bouée de sauvetage qui m’empêche de me noyer dans mon désespoir, il m’a dit « si j’arrive à te faire remonter la pente, alors j’aurai fait mon boulot ». Classe. Il est aussi un amant quand j’ai besoin de « tirer un coup », excusez-moi pour cette vulgarité presque masculine mais c’est la vérité, le sexe avec lui est un merveilleux anti-dépresseur.

Malgré cela, je n’envisage pas un futur solide avec lui, je n’envisage pas d’officialiser cette relation, je ne suis pas sa petite copine, je ne souhaite certainement pas que mon mari, ou devrais-je dire mon ex-mari même s’ il ne me semble pas naturel du tout et beaucoup trop tôt pour  lui donner ce titre (car oui je me sens encore un peu mariée, ce n’est pas si simple de changer des habitudes acquises pendant 15 ans), je reprends, je ne souhaite pas que mon « mari » soit au courant que je vois l’amant aka « mon fuck friend »,  je ne vis donc plus un adultère ou un double jeu, mais je vis encore une relation très privée.

I feel complete

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Plusieurs fois, mon amoureux marie m’a dit, enfin m’a ecrit, qu’avec moi il se sentait entier. Bien sur je prenais ca pour moi, pour mon inegalable effet sur lui, cette vague qui allait balayer tous ses doutes et questionnements, comme elle l’avait fait pour moi. Bien sur j’avais tort.

J’ai repense a cette petite phrase recemment. Et je pense que desormais je l’interprete a sa juste valeur : avec moi en plus de sa femme, il se sentait entier, accompli. Moi etant juste le ‘side dish’, madame-son-epouse le plat principal. L’un donnant au repas une saveur un peu mois fadasse, l’autre restant la bonne grosse base bien nourrissante.

J’ai profite d’avoir M. Flamant Rose sous la main il y a peu pour lui demander son avis, puisqu’il est dans la peau de l’amoureux marie jusqu’au cou. Il m’a confirme voir les choses de la meme facon. Si Melle Flamant Rose devait sortir de sa vie, il en serait malheureux et il lui manquerait quelque chose. S’il devait choisir, il choisirait madame-son-epouse.

La messe est dite.

Communications

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Je lui ai téléphoné deux fois, une fois bien longtemps après mon retour pour lui dire que j’allais bien, et une fois parce que je pensais soudainement à lui alors j’ai voulu lui dire un petit bonjour. Drôle de coïncidence, ce jour-là était son jour de fête.

Nous nous sommes écrit quelques fois, de brèves missives,  amicales et pas romanesques du tout.
Ce week-end j’ai reçu deux e-mails, un me souhaitant un bon réveil, l’autre me remerciant de l’avoir appelé, que ça prouvait que je pensais encore à lui, que lui aussi pensait à moi, qu’il ne souhaitait que mon bonheur et ne voulait en aucun cas détruire une famille.
C’est un thème récurrent chez lui : se sentir coupable qu’une famille soit éventuellement brisée. Je lui ai toujours dit qu’il fallait être deux, voire trois (ou quatre) pour le faire et que, en aucun cas, si cassure il y aurait, il n’en serait le seul responsable. Je crois que c’est quelque chose qui lui a toujours fait peur, se sentir coupable d’une tristesse des enfants voyant leurs parents se séparer.

Je n’ai pas répondu à ses e-mails parce que je ne sais pas quoi dire de productif, oui je pense à lui, disons que je me suis remise à penser à lui, je ne me félicite pas car je m’étais promis de ne pas dévier ni ternir ma vie conjugale, rien que de lui écrire quelques fois je me sens fautive et peu loyale, ainsi c’est cela avoir une conscience ? Bigre, je crois que marcher « on the dark side of the force » est bien plus facile. J’ai envie de lui écrire pour lui en dire plus mais à quoi bon ? Pour mener à quoi ? Pour aller où ? Pour faire quoi ? Avons-nous un futur ensemble ? Ma destinée est-elle près de lui ? Pourquoi repenser à lui alors que je vais bien avec le mari ?

Je suis habitée par tant de questions…
L’aimais-je vraiment ou le désirais-je seulement ? Il me semble qu’il y a une ligne si fine entre ces deux ressentis que ça ne peut porter qu’à un brouillard épais.