Archives Mensuelles: août 2012

Miossec – Je m’en vais

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Vaut-il mieux tout arrêter avant de tout gâcher ?
Est-ce vraiment gâcher de ne pas s’arrêter justement ?

Miossec a choisi, il arrête.

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Communications

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Je lui ai téléphoné deux fois, une fois bien longtemps après mon retour pour lui dire que j’allais bien, et une fois parce que je pensais soudainement à lui alors j’ai voulu lui dire un petit bonjour. Drôle de coïncidence, ce jour-là était son jour de fête.

Nous nous sommes écrit quelques fois, de brèves missives,  amicales et pas romanesques du tout.
Ce week-end j’ai reçu deux e-mails, un me souhaitant un bon réveil, l’autre me remerciant de l’avoir appelé, que ça prouvait que je pensais encore à lui, que lui aussi pensait à moi, qu’il ne souhaitait que mon bonheur et ne voulait en aucun cas détruire une famille.
C’est un thème récurrent chez lui : se sentir coupable qu’une famille soit éventuellement brisée. Je lui ai toujours dit qu’il fallait être deux, voire trois (ou quatre) pour le faire et que, en aucun cas, si cassure il y aurait, il n’en serait le seul responsable. Je crois que c’est quelque chose qui lui a toujours fait peur, se sentir coupable d’une tristesse des enfants voyant leurs parents se séparer.

Je n’ai pas répondu à ses e-mails parce que je ne sais pas quoi dire de productif, oui je pense à lui, disons que je me suis remise à penser à lui, je ne me félicite pas car je m’étais promis de ne pas dévier ni ternir ma vie conjugale, rien que de lui écrire quelques fois je me sens fautive et peu loyale, ainsi c’est cela avoir une conscience ? Bigre, je crois que marcher « on the dark side of the force » est bien plus facile. J’ai envie de lui écrire pour lui en dire plus mais à quoi bon ? Pour mener à quoi ? Pour aller où ? Pour faire quoi ? Avons-nous un futur ensemble ? Ma destinée est-elle près de lui ? Pourquoi repenser à lui alors que je vais bien avec le mari ?

Je suis habitée par tant de questions…
L’aimais-je vraiment ou le désirais-je seulement ? Il me semble qu’il y a une ligne si fine entre ces deux ressentis que ça ne peut porter qu’à un brouillard épais.

En vrac

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Je n’ai jamais pu passer une nuit entière avec l’amoureux, je ne le pouvais pas au point de vue logistique (la seule où ce fut possible il ne pouvait pas) mais je ne le voulais pas non plus, dormir toute une nuit ensemble, se réveiller ensemble, être vraiment dans l’intimité de l’autre pendant la nuit avec tout ce que cela comporte comme charmes (pets, ronflement, bouche ouverte qui bave) me semble si « couple ». Pourtant, je ne nie pas qu’un réveil tel que Mr Flamant le décrit m’aurait plu.

Je n’aimais pas aller dans les endroits où j’avais mes habitudes avec le mari, surtout quelques coins de la région où nous aimions nous balader, là, j’avais vraiment l’impression de tromper, comme si je montrais ou partageais un lieu sacré et intime.

Depuis mon retour j’ai rêvé deux fois à lui, ce n’était pas des rêves érotiques mais des rêves qui m’ont procuré une telle chaleur affective qu’au réveil j’ai voulu me rendormir sur le champ afin de me replonger dans ce doux et délicieux sentiment.

Paradoxe

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Deux idées constantes dans mes textes:

– j’aime mon mari
et son paradoxe
– si l’amour était si parfait/sincère, les tromperies n’auraient pas lieu d’être.

En effet, quand on est en état amoureux et aimant à fond, les autres n’existent pas, ce n’est même pas une possibilité envisageable.
On peut me reprocher de clamer aimer profondément le mari et pourtant d’avoir dévié de mon « droit chemin ».
Je ne l’explique pas, peut-être ai-je une nature infidèle? Ou simplement, à un moment donné, j’ai ressenti un manque, un besoin, une frustration dans ma relation maritale et je suis allée les chercher ailleurs? Ou simplement, l’envie de croquer la vie à pleines dents, être égoïste et ne rien se refuser?

En attendant, je ne souhaite à personne de découvrir qu’il a été trompé. Parce que ça fait horriblement mal et est dangereusement destructeur.  Je suis partisane de tout nier, de mentir et de ne rien laisser douter. C’est moche d’avoir de telles facultés à mentir à l’autre, mais c’est un mal pour un bien.

Breakthrough

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Résumons les faits: l’an passé le mari avait été au courant de ma relation, les circonstances étaient alors différentes, il faudra que j’y revienne un jour pour raconter en plus amples détails, s’il avait même approuvé en théorie, une fois devant le fait accompli, sa largeur (et sagesse) d’esprit s’est transformée, dire qu’il l’a mal pris est un euphémisme.

Je retourne sur les lieux du crime cette année, je replonge immédiatement avec l’amoureux, car je n’avais cessé pendant cette année écoulée de l’avoir en tête, même si nous ne communiquions que sporadiquement. Parfois je pensais à lui alors que je faisais l’amour avec mon mari; dans ce cas, j’étais beaucoup plus échaudée, pour le plus grand plaisir du mari qui profitait de cette ardeur motivée par mes pensées érotiques envers l’amoureux, faut être un peu secouée quand même…

Pendant mon séjour sur les lieux du crime, le mari m’a laissée tranquille, aucune allusion, aucun reproche, aucun doute, j’admire son intelligence et maitrise de soi, je ne serais pas capable d’en faire autant. Ça a duré un temps, jusqu’à presque mon retour, où un jour, il a vu dans mes yeux une distance mêlée à de la culpabilité, l’air d’avoir été prise en flag’. J’ai nié bien évidemment mais mal.
Il a un tel pouvoir sur moi, il me connait par coeur, j’ai réussi à ne pas lâcher le morceau, juste dit que j’étais allée simplement  boire un verre avec lui…

A mon retour, le clash a été terrible, terrible. Un mélange de tout. Cela faisait trois années que notre relation avait changé ( je reviendrai sur les circonstances un jour), qu’elle avait des hauts et des bas, mais les bas étaient devenus si misérables que ça en devenait invivable, après le fiasco de l’été passé, nous avions recollé les morceaux mais mal, la fondation était trop fragile et ne
demandait qu’à s’écrouler.
Nous sommes tombés bien bas, un conflit si important qu’il a mené à notre séparation inévitable. Mais c’est ce qui a aussi fait notre rédemption et notre breakthrough.

Comme un pansement qu’il fallait douloureusement retirer, en faire sortir le pus empoisonné pour faire place à une peau neuve et belle, cicatrisée de toutes blessures passées.

On a vraiment et sincèrement redémarré, parce qu’on le veut vraiment, parce que l’amour entre nous est trop important et trop fort pour le taire à tout jamais, depuis on ne regarde plus le passé, les tourments, les frustrations, les blessures, les amertumes on a décidé de recommencer mais une relation neuve, amoureuse, harmonieuse. Forts tous deux d’une certaine évolution personnelle, notre relation est désormais basée sur la communication productive et sans émotions négatives venant la polluer et tout faire partir en vrille.

Je ne peux que souhaiter ce renouveau à tous les couples, ceux qui s’aiment mal, parce que c’est vraiment bon de se sentir aimée, d’aimer et d’être heureux en couple.
Alors oui, parce que ma relation est merveilleuse en ce moment, l’idée d’un ailleurs ne me dit, pour le moment, rien du tout, ça me fait même peur, peur de perdre cette délicieuse et nouvelle relation que je vis avec le mari, cependant, je ne dénigre en aucun cas ce que j’ai vécu avec l’amoureux, il m’a beaucoup apporté et j’ai vécu des moments fabuleux avec lui, j’éprouvais aussi des sentiments, ce n’est pas encore clair pour moi si mon « amour » n’était que de la lust ou une réelle affection (je lui ai bien dit je t’aime une fois mais c’était après un énorme orgasme, ça ne compte pas) je ne l’ai pas contacté depuis mon retour, par peur,  par manque d’envie, parce que j’ai la tête ailleurs, parce que j’ai un élan de sincérité dans mon mariage, mais ça ne saurait tarder, au moins pour prendre de ses nouvelles sans arrière-pensées.

Conclusion de ce long billet: adultère comme sauvetage d’un couple?
Conclusion bis: malgré tout, je n’ai rien avoué, ce sera un non-dit, un fait qui restera dans le passé et en aucun cas ne viendra ressurgir dans notre présent et dans ma relation avec le mari, nous sommes maintenant au-delà de ça.

Sémantique

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Je ne parle pas la même langue avec l’un ou l’autre.
Avec l’amoureux j’ai pris l’habitude pendant toutes ces semaines de communiquer en français pendant l’acte. Parfois, question de conditionnement et d’habitude,  il m’arrivait de sortir un mot dans l’autre langue, comme un réflexe, mais il ne s’en offensait pas, au moins, je n’ai pas mélangé les prénoms, ce que je crains souvent, surtout avec le mari.
Quand j’ai retrouvé mon mari au lit,  moment où on est le moins en contrôle de sa pensée ou son flot de paroles, j’ai usité le français, beaucoup plus que la normale.
J’y ai pensé, je me suis dit mince,  je vais me faire piéger comme ça.
Le piège aussi est de s’aventurer dans une position ou une caresse dont nous n’avons auparavant jamais gratifié l’officiel, ça aussi
c’est dangereux et si le partenaire est attentif peut se révéler comme un indice sur notre incartade.