Archives Mensuelles: juillet 2012

So long

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J’avais dit que je partais sur une fâcherie.
Beaucoup plus facile que de faire trainer la douleur du compte à rebours avant le départ.
Mais comme j’ai une volonté identique au fumeur qui décide d’arrêter de fumer demain -depuis 20 ans- , je suis quand même allée le voir le tout dernier jour.
Pas bête, il avait compris mon jeu et m’en a même remerciée.
Nous avons fait une dernière fois l’amour, c’était un peu solennel et triste.
Je n’oublierais jamais la vue de son torse muscle sur moi faisant des allers et retours, sexy, quand j’y pense, je ne peux m’empêcher de geindre tout fort.

Quand je lui ai dit au revoir, il avait les larmes aux yeux et était visiblement triste.
Curieusement pas moi, j’étais triste mais pas à ce point, je pense que je savais que j’avais fait le tour de cette histoire ou alors je bloquais tant pour ne pas ressentir le chagrin que j’ai fini par ne rien ressentir, mais dans le fond, ces derniers temps, j’avais de plus en plus de mal à jouer double-jeu et j’éprouvais des moments de culpabilité et d’envies d’être avec mon mari quand j’étais avec lui.

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L’arroseur arrosé

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Quand on joue avec le feu, on se brûle.
C’est idiot. On devrait être capable de jouer sans conséquence.
Puisque c’est pour notre bonheur et avec amour.
N’est-ce pas le message universel? L’amour.
Donc l’amour oui, mais alors que s’il est réglé, limité,  contrôlé, exclusif. Sinon, c’est mal et on nous punit.
Mon action n’était pas honnête et était dangereuse mais mon intention était bonne et surtout sans malice.
Ma seule motivation était le plaisir de la chair et le bonheur de ressentir autre chose, des sentiments tendres et nouveaux.
Égoïstement.
Mon intention n’était jamais de briser ou heurter ou les deux à la fois.
Je retourne chez moi, mais je ne rentre pas dans ma maison.
Tout est trop à chaud.
Partir, c’est observer sa vie de loin, la regarder et constater ce qu’on ne voit pas puisque trop occupée à la vivre.

Miss Gazelle m’a demandé si un gars arrivait à la hauteur du mari, quitterais-je ce dernier?
A chaud, sans réfléchir, j’ai dit oui, j’ai dit non.
Depuis cette question me travaille.
Que cache réellement l’adultère?
Tous nos textes parlent de sentiments forts, authentiques et  d’union solide avec l’officiel(le).
Et si on se mentait? Et si on nous mentait?
Et si l’adultère n’était que le moyen inconscient de sonner la fin de notre mariage/union?
Parce que le vrai amour nous empêcherait d’aller ailleurs, non?
Ou l’animalité qui réside en nous nous pousse à goûter à d’autres partenaires pour ôter une frustration, une fidélité trop angoissante?
Rien n’arrive par hasard, nos choix de vie ne sont pas anodins, inconsciemment, il y a toujours un autre dessein.

Peut-on aimer réellement et tromper en même temps ?
Pourtant, il m’a bien semblé que je pouvais aimer deux hommes à la fois. Différemment.

The back street theory

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Tout comme (ou bien pire que ?) la Mademoiselle de Monsieur Flamant Rose, j’ai estimé qu’attendre, espérer, cogiter, fantasmer, m’impatienter, souffrir pouvaient bien faire mon quotidien en contre partie de quelques heures, quelques jours de bonheur passionnel total par an. Pendant 4 ans. Mais pas tous les ans. Choisir un amoureux marié qui vit à 11.000 km a des inconvénients.
Non seulement j’ai choisi d’endurer cela pendant 4 ans, mais au plus fort de mon addiction, j’aurais volontiers signé pour 20 ans, des 2 mains et les yeux fermés. Je me voyais tout à fait jouer back street, retrouvant mon amant pour quelques jours à la fois, à l’autre bout du globe, au fil de ses déplacements professionnels.

Tout comme Monsieur Flamant Rose, mon amoureux-marié n’a jamais eu la moindre intention de quitter sa femme ni de saborder leur relation, si forte et solide. Pour ma part j’ai mis fin à une relation de 10 ans, comme ça, pof. Après 3 jours avec l’amant. Que je n’ai pas revu avant l’année suivante à la même époque, pendant 4 jours. Sans un regret.

Arrêter ma relation avec l’amant me paraissait tout bonnement impossible, infaisable, inconcevable, inenvisageable. Totalement hors de propos. Poursuivre 2 relations simultanément, idem. Je ne sais pas avoir 2 casseroles sur le feu, je ne suis pas câblée pour ça. Ou en tout cas je ne l’étais pas. Ne jamais dire fontaine… En fait, dire que j’ai choisi l’amant et/ou notre relation est erroné. Il n’était pas question de choix, c’était une évidence, un tsunami nucléaire.

Des années plus tard, avec le recul, beaucoup d’eau sous les ponts et d’introspection, j’en ai une interprétation bien plus nuancée et évidemment d’autres choses entrent en ligne de compte dans cette ‘non-décision’.
Mais la dimension parallèle dans laquelle elle m’a propulsée a un goût de reviens-y qui a donné une saveur tiédasse et fade aux tentatives raisonnables suivantes.

Tristesse

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Je tiens bon, je ne le contacte pas.
J’aimerais le voir et me jeter une dernière fois dans ses bras.
Je résiste et prends sur moi.
Je me demande comment il encaisse
Espérait-il dans le fond que je reste?
Nous en avons parlé maintes fois, et maintes fois il s’est fermé, ne voulant pas être celui qui détruit et ne voulant pas être celui qui me demande de faire un choix. Un choix de vie, un choix de lieu, un choix d’homme.
J’aimerais le voir et le serrer dans mes bras, me blottir au creux de son épaule en pleurant pour lui dire au revoir.
Ça me semble trop difficile.
Je repense à nos bons moments et mon coeur se serre. C’est un type bien, je pense à lui avec une grande tendresse.
C’est un déchirement que de penser à ce qui ne sera plus.
La manière dont je me sentais avec lui va beaucoup me manquer.

L’aimais-je vraiment ou éprouvais-je simplement de la « lust »?
Dernièrement, il m’est arrivé de m’ennuyer avec lui, de me languir de chez moi et je souhaitais terminer notre rendez vous plus tôt.
Avec le mari, je n’ai jamais ressenti cela.

Choisir c’est renoncer

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Voilà.
Le contre-coup arrivera. Dans quelques temps.
Pour le moment, je me ferme, je me force à ne rien sentir, ne rien penser, ne rien éprouver. Un bloc de glace. Comme en état de choc, je suis numb.
Sinon, c’est trop.
J’ai quitté l’amoureux par une dispute et un largage en bonne et salope forme. Une broutille m’a donné l’opportunité de terminer cette histoire, qui de toutes façons allait sûrement dans un mur. Ce n’était qu’un prétexte, la vérité est que je ne voulais pas faire durer jusqu’au bout pour que la séparation, due à la fin de mon séjour, ne soit pas trop douloureuse, je crois que je suis trop épuisée émotionnellement pour pouvoir de surcroît verser des seaux en quantité considérable. Je préfère de loin qu’on en reste sur une grosse fâcherie où j’ai encore brillé par mon immaturité affective et relationnelle, mais au moins une fâcherie me met dans une position où la séparation est plus simple et salvatrice. Certes, je suis peut-être perçue comme une sale garce hystérique mais au moins, je morfle moins difficilement.

Ah… il en aurait du boulot un psy là.

Miossec – L’infidélité

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La recherche de l’absolution, très justement vue (et vécue ?) par Miossec


Tu ne crois pas qu’il faudrait quand même passer l’éponge
Te rendre compte que tout ça c’est du passé
Mais toi, tous les jours, tous les jours tu y songes
Tu tournes, retournes cette histoire insensée
Et à force, tu vois moi ça me ronge
Même si d’accord j’ai un peu déconné
Regarde-moi là, regarde-moi là je m’allonge
Et je t’embrasse même la plante des pieds

Elle n’était même pas belle, elle était même un peu conne
Et d’ailleurs je n’ai plus le moindre souvenir de sa personne
Elle n’était même pas belle, elle n’était même pas bonne
Et d’ailleurs je n’ai plus la moindre idée de sa personne

Tu vois bien que je ne te raconte pas de mensonges
Je t’avoue même la stricte vérité
Faudrait quand même que tu passes un jour l’éponge
Parce que là, c’est toi qui est en train de nous le faire payer
Et puis, j’aimerais tant que tu songes
Que je ne l’ai jamais au fond vraiment désirée
Alors fais-moi plaisir, allez vas-y prononce
Dis-moi que je ne suis pas qu’un simple enculé

In love or in lust?

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Auteure : Miss Panthère

Mick Jagger aurait eu plus de 4000 conquêtes, sachant qu’il fut marié pendant plusieurs années, on peut dire qu’il occulta toutes formes de morale, loyauté, culpabilité et limite. On ne peut même pas le qualifier d’adultérin à ce niveau de la compétition. Bénie soit l’âme de ses épouses pour leur bienveillante compréhension.

Plus je passe du temps avec l’amant, plus j’apprécie le mari. Ce dernier qui émet des doutes depuis quelques jours -il est temps que je rentre- devrait se rassurer.  Je lui dirais que mon histoire ne lui enlève rien du tout, au contraire,  que je l’aime toujours, que ça n’a absolument rien à voir avec lui, qu’il n’est pas du tout la cause de mon infidélité, c’est juste un truc que j’ai envie de vivre, égoïstement, personnellement, affectivement, sexuellement, fémininement.
Il serait si facile de dire: si elle l’aimait tant, si tout allait si bien…elle ne ferait pas cela…Non, ce serait trop réducteur et ne rien comprendre à ce qui fait le sel des relations extra conjugales.

Ce que je pense prendre pour de l’amour envers l’amant est en fait de la lust, pure et simple; étonnante, époustouflante, bouffante lust, certes, j’éprouve une vraie tendresse et il m’est à coeur de ne pas le blesser, cependant, j’idéalise une relation et un être parce que je suis complètement aveuglée par mes hormones en effervescence. Le sexe est sensationnel. Éruption d’ocytocine. Objectivement parlant, l’amant n’est pas une beauté, pourtant, mon regard amouraché et séduit le voit comme une vraie bombe, il m’arrive de l’observer et d’être envahie d’une chaleur et d’un amour déconcertants,  ce n’est que de la biochimie faussant les sens. Je sais bien que dans la réalité, si cette histoire devait être « vraie », je ne la supporterais pas longtemps, je questionnerais sincèrement mon choix. Ce n’est rien contre lui, c’est une personne très correcte et un type bien, cependant, pour que ça colle sur le long terme, il faut que ça fasse tilt ailleurs que dans le bas ventre.

Quand on a goûté à l’amour parallèle il doit être difficile de revenir à une relation monogame, le thrill de l’aventure doit manquer, les papillons dans le ventre, les ressentis bons ou mauvais,  le coeur qui bat pour deux hommes à la fois; une aventure peut être aussi très bénéfique pour le couple, tant que l’autre ne l’apprend pas bien entendu, je ne suggère pas aux couples de se tromper assidûment afin d’offrir un regain à leur relation, il n’empêche, cela permet sans doute de mieux redécouvrir avec qui nous sommes, une nouvelle forme d’appréciation; la double vie, la culpabilité et le mensonge nous rendent peut-être plus attentifs, attentionnés,  amoureux, tendres, possessifs aussi (sûrement la peur qu’il fasse pareil de son côté, on y arrive si bien du nôtre) .
Quand l’histoire avec un amant se termine, peut-être retrouvons-nous un rapprochement complice, amoureux et exclusive avec l’officiel. Jusqu’au prochain.