Archives Mensuelles: juin 2012

Coït Diem

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auteure : Miss Panthère

Mr Flamant Rose se demande pourquoi les gens vont voir ailleurs? Alors que tout semble parfait, le risque de tout sacrifier pour un moment de plaisir…
Je me demande quel est cet égoïsme qui nous pousse à prendre des risques, à mentir. A ne pas mesurer le danger de tout perdre et de blesser conjoint(e) et enfant(s).

Serait-ce simplement Carpe Diem, l’envie de vivre pleinement, ne pas devenir un  simple spectateur de son existence? Ou refuser de s’interdire des émois, des ébats, du plaisir au nom d’une légitimité morale et maritale?  Se dire que passer une vie avec le même partenaire est décidément trop triste et ennuyant? Ne pas vouloir se limiter tout simplement.
Je m’imagine parfois en vieille mami dire à mes petits enfants: oh vous savez  j’ai tant aime votre grand-père, mais j’ai aussi eu mon jardin secret avec des amoureux, cela m’a rendu rendu très heureuse et je ne regrette pas d’avoir goute à toutes les saveurs de la vie.

Je ne sais pas pourquoi j’ai un amoureux car j’aime mon mari, il me manque lorsque nous sommes éloignés l’un de l’autre (il se trouve que ma situation est particulière dans le sens ou mon mari vit dans un pays et mon amoureux dans un autre, si les deux vivaient dans le même village, je ne sais pas si, logistiquement parlant, je pourrais mener à bien ce double jeu), je me sens viscéralement attachée à mon mari, je n’ai aucune envie de le perdre, ni de briser notre unité familiale. J’adore notre vie de famille, notre dynamique, nos choix de vie différents et notre parentalité, ce serait un véritable échec et gâchis si je devais en connaitre la fin. En tant qu’enfant d’une situation familiale bancale, j’ai toujours mis un point d’honneur à réussir ce que je n’avais pas connu en grandissant.

Pourtant, j’ai une autre personne dans ma vie et elle semble prendre de plus en plus de place. Ma relation avec l’amoureux n’est pas que sexuelle, je ne pense pas que je serais intéressée de mener sur le long terme, qui plus est en double vie, une relation purement physique. J’éprouve un attachement affectif et une vraie tendresse envers l’amoureux. J’apprécie sa présence dans ma vie et nous faisons des choses de couple (balades, sorties, restos…).
Nous n’avons pourtant absolument rien en commun, je pousse même le cynisme en affirmant qu’il est en tout l’opposition complète de mon mari.

Quand mon mari m’énerve ou me déçoit, je me dis après tout ce n’est pas grave, je fais bien de m’évader avec quelqu’ un d’autre, quand mon mari  me séduit j’éprouve de la culpabilité et je questionne franchement mon action. Comme Mr Flamant Rose mes moments de doute et de questionnements profonds sur le but de cette relation, de sa longévité, de son « immoralité », ne m’empêchent  pas de retrouver avec plaisir les bras de l’amoureux tout en ayant dans la même journée des pensées d’amour et de manque envers mon mari.
Oui, c’est complètement tordu.

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Tromper son mari

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auteure : Miss Panthère

Je n’aime pas ce mot tant il est chargé et doublé de honte, trahison, moralité pesante, douleur, culpabilité, conditionnement sociétal et judéo-chrétien, drame, je préfère dire: avoir un amant, un copain, un amoureux. Ce vocabulaire est bien moins stigmatisant.
Être infidèle affectivement ou sexuellement ou les deux a la fois. Je pense que la duplicité affective est plus terrible que la seule tromperie sexuelle.
J’essaie de comprendre ce qui nous pousse à l’infidélité. Certes, nous sommes des mammifères programmés génétiquement pour être polygames cependant nous sommes fidèles par devoir, par amour, par respect, par désir, par peur, par affection, par loyauté, « ne fais pas aux autres ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse », pourtant, un jour, on flanche.

Il me semble que l’on entreprend une relation extra conjugale lorsque nous ne sommes plus amoureux de notre partenaire. Si le réel sentiment amoureux nous habitait, il nous serait impossible d’aller combler un pan de notre vie ailleurs, les autres tentations n’existeraient pas car nous serions aveugles tant épris et envahis de notre amour pour l’autre. Être amoureux c’est ressentir le besoin de ne voir et de n’avoir que l’objet de notre affection et de notre désir. Les autres ont dépeuplé la Terre. La satisfaction et la béatitude que l’on ressent en étant amoureux sont les gages d’une fidélité sûre et surtout épanouie.

Si on trompe, c’est que l’on est plus amoureux. Du moins plus comme avant. Cela ne veut pas dire que l’on aime plus. Il y a quand même un côté beau et rassurant à la construction d’un couple, le lien et l’amour d’une famille, la complicité, le partage, l’union, l’amour durable qui traverse les épreuves, l’utopie de croire que l’on sera unis et satisfaits l’un de l’autre et l’un par l’autre toute notre vie.
Et puis un jour on goute au fruit défendu, et c’est bon, les corps exultent, les âmes s’ouvrent, le cœur bat la chamade, les papillons dans le bas du ventre ressurgissent, le baiser est langoureux et passionné, le style de baiser qui n’existe qu’au début d’une relation, celui qui vous prend aux tripes, le sentiment amoureux revient, la vie devient belle, romanesque, excitante, sensuelle, dangereuse, prenante, vivante, tourmentée.

Guests

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Il n’est pas facile de diffuser l’url des Flamants Roses dans notre entourage. Tout le monde n’est pas prêt à apprendre que j’ai, il a, nous avons trompé/trompons notre conjoint (encore un mot a la consonance fabuleuse). Et nous-mêmes ne sommes pas prêts à répandre la nouvelle aussi largement que l’intérêt et la pertinence de ce blog le méritent. 😉

Pourtant, quelques personnes proches connaissent à la fois les faits et – désormais – l’existence des Flamants Roses.

Certaines vont même y contribuer ponctuellement. Jusqu’à ce que, qui sait, les 4 mains des Flamands Roses aient des petits frères et sœurs de clavier…

We never learn

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Lorsqu’on a goute a l’extra-conjugal, peut-on s’en passer ? D’autant plus si le regulier/la reguliere (quelle expression flatteuse) n’en a rien su ou a passe l’eponge ?

Dans mon cas, non. J’ai toujours ete infidele. Sauf la derniere fois, mais c’est parce que la relation n’a pas dure assez longtemps. Et mon infidelite a toujours sonne la fin de la relation ‘reguliere’. Ah la puissance de la deesse ocytocine !

J’ai l’impression que les hommes restent plus terre a terre. La capacite de certains specimen a scinder leur cerveau en 2 m’a toujours bluffee. J’aime ma femme, tu comprends. Mais je t’aime aussi ! Mais c’est pas pareil.

Bon, il est temps de grandir. La prochaine fois, je serai fidele.

Square One

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Hier en faisant du rangement dans mes placards, je suis tombée sur THE dossier. Re-tombée en fait, car même si je l’avais quasi oublié, je l’ai déjà consulté de nombreuses fois au cours des 11 dernières années.
C’est un excellent baromètre du détachement. En relisant des mails et des conversations électroniques, je n’ai pas pu réprimer quelques ‘wow’ ou ‘ah ouais quand même’. Que la passion rend dépendante et aveugle ! Quelle drogue !

Aujourd’hui encore, je ne suis pas tout à fait guérie. Non pas de cet homme en particulier (7 ans après notre dernière rencontre, il y a prescription. Quoique…? ;-)), mais des sensations, émotions, sentiments ressentis alors. Enfin ceux d’avant la chute. Ceux qui mettent des papillons dans le ventre, dans la tête, dans le coeur. Ceux qui boostent ocytocine, dopamine, adrénaline. Ceux qui font gémir de plaisir dans un TGV à la seule pensée des moments à venir.

Parce que forcément, les papillons, ça s’arrête un jour et rarement comme on le fantasme !
Un psy à qui je décrivais ma situation de back street girl m’a répondu « on ne peut pas empêcher une femme de rêver ». Heureusement, la consultation était gratuite.

Dans THE dossier, il y a aussi un cahier. J’avais commencé à consigner en détail notre dernière rencontre. Je me suis arrêtée à la première soirée. Maintenant mes souvenirs sont trop flous, j’ai oublié les détails. Restent quelques images-flash, d’instants précis, de sensations. Une nuit blanche à faire l’amour avec chacun un écouteur dans une oreille et Coldplay en boucle. Un long trajet en train avec lui endormi dans mes bras, à caresser la petite bosse sur son avant-bras, une vieille fracture mal soignée. Un concert de Coldplay sous les étoiles d’un festival suisse. Un couteau et du sel dans une plaie ouverte lorsqu’il appelle sa femme et ses filles. Un après-midi au parc à échanger des mots dans nos langues respectives. La soudaine anorexie qui me frappe lorsque je suis avec lui qui me trouve déjà ‘so slender‘…

Pas facile, pas très excitant, pas piquant d’enchaîner avec une relation normale, banale, quotidienne, planplan. Impossible pour le moment dans mon cas.